LA PARACHA DE LA SEMAINE BEHOUKOTAY

Posted by By at 16 mai, at 11 : 43 Print

LA PARACHA DE LA SEMAINE BEHOUKOTAY

La paracha de Béhoukotay, est incluse dans le livre de Vayikra et se conclut avec
différentes lois relatives aux « sanctifications » à savoir la consécration de biens ou de
valeurs au Temple. L’une d’elle est appelée la loi de Temoura. A la fin de notre paracha, la
Torah prescrit : « Tout ce qu’on aura voué à l’Eternel deviendra une chose sainte. On ne
peut ni le changer, ni le remplacer, aussi bien le bon par le défectueux, que le défectueux
par un meilleur » (Vayikra 27, 9-10).

Cet interdit ne s’applique qu’aux animaux destinés à être sacrifiés sur le mizbéa’h
[l’autel]. En revanche, toute chose sanctifiée uniquement pour sa valeur, et non pour être
elle-même « approchée », n’est pas concernée par cette interdiction. Elle peut donc être
rachetée par une somme d’argent ou un bien de la même valeur.

Dans le verset, on aura remarqué une répétition a priori inutile : « On ne peut ni le
changer, ni le remplacer ». Cette répétition accorde à l’interdit de Temoura la même
importance que si deux interdits avaient été prononcés à son sujet, bien que d’un point de
vue formel il n’y en ait qu’un.

Dans le contexte de la Temoura, la Torah énonce une seconde mitsva : « L’animal et son
remplaçant seront sanctifiés » C’est là une spécificité unique à cette mitsva : bien que la
seconde bête se trouve sanctifiée à cause de l’échange, la première ne perd néanmoins rien
de son statut antérieur ! Il en résulte que ce faisant, le propriétaire de la bête a non
seulement enfreint la volonté de la Torah mais de surcroît, il ne tire aucun avantage
puisque ses deux bêtes doivent finalement être approchées sur le mizbéa’h.

Cependant, cette double sanctification connaît certaines restrictions. Ainsi, la seconde bête
– désignée pour remplacer la première – ne peut créer à son tour une autre Temoura :
vouloir remplacer la remplaçante resterait sans effet, puisque seule une bête elle-même
sanctifiée peut engendrer une situation de Temoura.

Le Séfer Ha’hinoukh explique que par cette mitsva, la Torah s’efforce d’inspirer dans le
cœur des hommes une crainte à l’égard du Temple et de tout ce qui s’y rattache. Pour que
chacun prenne bien conscience de cette primauté, elle interdit à quiconque de se rétracter
après avoir consacré une bête au mizbéa’h. Lorsqu’une bête est déclarée « sanctifiée »,
rien ne pourra la départir de ce statut. Bien plus : pour appuyer cette décision, la Torah
prive ce geste de toute influence, et impose que non seulement la bête d’origine mais
même la remplaçante soient toutes deux sanctifiées.

M Eliyahou ASSOULINE
Kol Villeurbanne

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